
Ici, Blattner Brunner a réussi à communiquer l’essence même des blocs LEGO: l’imagination.
Quiconque a observé un enfant jouer peut témoigner du fait que les objets les plus simples se transforment en fantastiques éléments de jeu au gré de son imagination; cette pierre-là fait office de maison, une plus petite est la niche du chien placée tout au fond du jardin, et là, la petite branche d’arbre à côté, est la voiture garée dans l’entrée…
Les objets ne font pas office de maison, de voiture ou de niche, ils le sont! Les enfants voient réellement l’univers qu’ils créent et, effectivement, deux blocs LEGO deviennent un avion tout aussi détaillé que les ombres dessinées dans la publicité.
Tiens, ça me rappelle un poème de Hector de Saint-Denys Garneau…
Un enfant est en train de bâtir un village
C’est une ville, un comté
Et qui sait
Tantôt l’univers.
Il joue
Ces cubes de bois sont des maisons qu’il déplace
et des châteaux
Cette planche fait signe d’un toit qui penche
ça n’est pas mal à voir
Ce n’est pas peu de savoir où va tourner la route
de cartes
Cela pourrait changer complètement le cours
de la rivière
À cause du pont qui fait un si beau mirage
dans l’eau du tapis
(Le jeu (extrait), Regards et jeux dans l’espace, 1937.)


Photos tirées du blogue du marketing jeunesse